Le Voilier au Ruban Rouge. Proudly created with Wix.com

 

Jusqu’au bout !

November 22, 2018

 

Après une descente rapide de nuit vers la Guadeloupe des surprises m’attendaient encore…


D’abord une zone de pétole dès le début de la côte sous le vent, je me suis demandé si je n’avais pas tourné trop court en voyant que je pouvais rester scotché un sacré bout de temps et puis c’est revenu par bouffées mais sans arriver à me rapprocher complètement de la côte. En arrivant sur la bouée de Basse Terre je me suis retrouvé au près serré sous grand-voile haute et J1 avec des risées un peu plus fortes mais dans l’axe de la bouée. Pas de bol, il allait falloir que je tire un bord alors que je pensais que ce serait tout droit...

 

Et puis d’un seul coup le vent est passé à 30 puis 40 nœuds. J’ai pensé que c’était juste une risée qui allait adonner et tâchait d’avancer plus ou moins sur la tranche. Comme ça ne mollissait pas et d’évidence qu’il me faudrait tirer un bord, j’ai commencé à rouler le J1 mais face au vent car impossible d’abattre vent arrière avec la GV haute. En y allant doucement j’ai pu rouler J1 et dérouler J3 mais rapidement ça a commencé à faire du bruit là-haut car la partie haute du J1 n’était pas bien enroulée et là risque de le déchirer voire d’abîmer le gréement. J’ai donc viré en laissant le J3 à contre (ce qui dans 40 nœuds donne un peu de gîte au bateau…) et suis parti pour 30 minutes de manœuvre histoire de faire le spectacle pour les gens sur la plage ! Dehooker le J1 et le ranger dans la soute (super lourd avec le vent) prendre 2 ris dans la GV (ça c’est assez facile…)

 

Après tout a été plus simple et j’ai même pris le 3ème ris dans la GV pour pouvoir virer plus facilement après être revenu sur la bouée…


Puis une fois passé, j’ai remis de la GV en revenant au ris 2 pour remonter au près dans le canal des Saintes où le vent était bien tombé.
Normalement la bouée se passe dans la pétole, j’ai vraiment pas eu de chance mais je m’imaginais faire la même figure dans un grain en passant le Horn... A part la température c’est pareil et c’est très rassurant de se dire que si on est mal, car d’un coup beaucoup trop toilé, il « suffit » de se mettre à la cape et de bricoler tranquillement...

 

Ca a donc été ma dernière séance d’école de voile de l’IMOCA et j’espère qu’il y en aura plein d’autres dans ces deux prochaines années.
En tout cas ça ne m’a pas laissé le temps de trop gamberger avant l’arrivée et en étant rincé physiquement j’ai pu laisser l’émotion de l’arrivée prendre le dessus...

 

La famille, les amis et AIDES Guadeloupe étaient au rendez-vous mais je ne réalise toujours pas bien encore.

 

Finir 10ème sur 20 au départ c’est fantastique !


J’ai bien géré la première semaine pour ne pas casser des éléments structurants et voulais éviter d’avoir à faire escale car on n’est pas un Team Pro avec des préparateurs prêts à prendre un avion avec le matériel pour te réceptionner et réparer. Je suis moins satisfait de la seconde moitié car aurait voulu avoir un Gennaker de tête plat, facile à rouler pour me mettre dans le rythme du groupe devant moi (1 ris GV et Gennaker ça, ça doit être super rapide et confort). Là j’ai dû mettre le grand spi mais l’ai enlevé régulièrement et il valait mieux car chaque jour on avait au moins un grain à 30 nœuds. Bref un peu de frustration car j’aurais pu arriver un jour plus tôt sans problème et en étant beaucoup plus serein.

 

Mais je pense que cette petite frustration va s’en aller en regardant ce que j’ai fait avec ce monstre de puissance qu’est un IMOCA…

 

Merci mille fois d’avoir embarqué avec AIDES et moi pour ce petit bout du voyage vers un monde sans sida, merci à toute l’équipe d’avoir préparé un bateau qui avec ses vieilles voiles, sans hydro-générateurs pour disposer d’électricité en permanence, avec des bouts qui ont déjà fait transat et tour du monde, avec une électronique et informatique finalisés à Saint-Malo (bien joué TEEM et Rom Arrangé) et donc pas bien testé avant le départ…


Malgré tout ça nous, nous sommes arrivés. Le bateau est en état de repartir en convoyage et on finit dans le top 10 !


Trop fort, génial, merci, j’espère vous croiser ces prochaines semaines vous qui m’avez supporté avec tant d’enthousiasme et de fidélité, on va ramener le carburant pour cela.

 

Je vous embrasse et à bientôt pour la suite des aventures du voilier au ruban rouge


Erik

Please reload

Le programme,
4 ANNÉES POUR COURIR LE MONDE

Départ de la Transat Jacques Vabre

October 27, 2019

1/10
Please reload

Actualités

November 18, 2019

November 15, 2019

November 12, 2019

November 12, 2019

November 11, 2019

November 9, 2019

November 9, 2019

Please reload