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Bon demain alors le spi

November 12, 2018

 

J'avoue que je ne suis pas encore prêt psychologiquement à envoyer 450m carrés alors que le vent reste autour des 20 noeuds moyens. Envoyer ça va toujours mais ensuite faut que le pilote gère dans un range assez étroit pour qu'il y ait de la vitesse sans trop lofer et risquer de partir au tas.

 

J'ai bien un petit spi mais on ne l'a jamais sorti encore et je ne sais même pas dans quel état il est, pourtant on se l'est dit plus d'une fois mais voilà la liste est longue et on a passé plus de temps à préparer à terre qu'à naviguer. J'en profite pour remercier les copains et la famille qui ont tous aidé bénévolement et permis à l'IMOCA vers un monde sans sida de déjà faire sans encombre la moitié (et pas la plus facile) du voyage vers Pointe à Pitre, c'est vrai que j'ai envie d'envoyer les chevaux pour rester avec La Mie Câline mais faut d'abord que j'apprivoise le canote et j'ai encore du boulot pour la confiance…

 

Et hop une risée à 26 noeuds et la GV qui pousse trop faut que j'aille choquer d'urgence...

Bon tout va bien mais si au lieu du J1 (grand foc) j'avais le spi ou le Gennaker, je ne serai sans doute pas encore de retour pour ce carnet...

D'ailleurs ce matin ... le réveil a été tonique !

 

Alors que l'aube pointait ses lueurs laiteuses un nouveau grain a mis le pilote à l'épreuve et n'arrivant plus à abattre sous la pression de la GV, j'ai émergé de ma sieste pour bondir sur l’écoute de GV afin de remettre le bateau à plat mais au choqué « vlatipas » que le pilote m'envoie très abattu et j'ai l'impression que le safran sous le vent est en travers et tire un maximum d'eau.

 

Je décide donc de descendre plein vent arrière pour inspecter le safran mais appuie sur le mauvais bouton (le stop en fait au lieu du -10) et nous voilà partis pour un empannage sauvage et le lof qui va derrière qui met les barres de flèches dans l'eau avec foc à contre, grand-voile aussi à contre, bloquée par la bastaque et quille à fond sous le vent, moi au milieu du cockpit suspendu à la casquette…

 

L'avantage c'est que la situation se fige et se stabilise vite et assez bien (bon c'est pas dans le sens ou on voit les bateaux d'habitude) c'est juste pas confortable et on est un peu trop près de l'océan...

Première chose donc, escalade pour voir mon safran, la cause du désastre et qui... n'a rien !

 

Ouf je respire et « yapuka » se remettre en marche à plat et dans l'autre sens.

 

Je lâche la bastaque sous le vent et prends celle au vent. Je roule le J2 en choquant progressivement pour qu'il ne batte pas. J'envoie la quille au centre

 

Le bateau se redresse et je redémarre pour me mettre vent arrière pour un check, puis empanne presque volontairement et en douceur. Enfin je lance une charge pour pouvoir requiller au vent, déroule le J2 et vide une bouteille d'eau.

 

Je ne sais pas si les pro racontent dans leurs carnets ce genre de péripéties qui doivent bien leur arriver de temps en temps. La différence c'est qu'ils savent que ça peut et va arriver et qu'il faut juste remettre en ordre le plus vite possible et repartir. J'imagine que c'est aussi le cas pour les départs au lof, moi ça me fait flipper et serai conservateur pour ne pas que ça arrive. Les pros eux poussent et savent que ça va arriver et sont juste préparés dans leur tête à repartir avec autant de toile jusqu'au prochain départ au tas, car de toute manière les adversaires y vont.

Je vais réfléchir à la question mais je ne pense pas avoir envie d'être pro :-) !!! A chacun ses plaisirs et franchement l'IMOCA c'est carrément extrême en solitaire, faut pas trop jouer, il y a vraiment beaucoup de toile et elle est dure à manier. Un petit Gennaker au capelage serait idéal pour moi. Facile à rouler et dérouler au grès des grains... mais bon, j'en ai pas donc on va rester sous J1 pour faire comme si pour la nuit et demain on verra sur l'autre amure ce que je fais.

 

Mais je crois bien que je vais assurer les prochains jours et profiter de cette nature sauvage.

Prenez soin de vous, pas de risques inutiles quand vous en prenez déjà (pour votre reflexion...)

 

A demain

Erik (pour avoir un monde sans sida faut aller au bout de l'histoire et même si ça doit prendre un peu plus de temps qu'on voudrait)

 

PS : des bisous aux CM2 de la classe d'Audrey !!

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