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The Transat bakerly. Erik Nigon amateur au grand coeur

April 30, 2016

Depuis douze ans, Erik Nigon évolue parmi les pros de la course au large. Sans faire de vagues. Il reste à sa place, celle d'un amateur pur et dur qui finance sa passion. Et défend une bonne cause. Portrait. 

 

Lundi, devant Plymouth, ils seront 24 skippers sur la ligne de départ de la « mère des transats ». Vingt-quatre solitaires + Loïck Peyron qui, à la barre de Pen Duick II, s'élancera hors course. Pour le fun. Sur les 24 marins, un seul est amateur. Un vrai. Qui n'a pas de sponsor, pas de préparateur, bosse en semaine comme informaticien à Paris, ne prend jamais de vacances, avale 40.000 km par an en voiture pour rejoindre ses copains rochelais, tous bénévoles, le week-end pour bosser sur son trimaran. Un multicoque de plus de 30 ans aux couleurs de « Vers un monde sans sida ».

 

« Ça me fait flipper d'y aller »

Oui, Erik Nigon, 56 ans, est une exception dans le monde de la course au large. Du dériveur de ses débuts - ah le fameux 5O5 ! -, au Figaro Bénéteau (une Solitaire, deux Transats Ag2r), en passant par le Class40 et le Multi50 (5e Route du Rhum 2010), il a toujours tout fait par passion. Un peu par défi aussi. « Je voulais voir si ça me plaisait de naviguer seul. Si j'étais capable de le faire ». Aujourd'hui, il a 80.000 milles au loch. Mais là, il s'attaque à l'Everest, par la face nord. « La Transat anglaise avec mon trimaran qui est un vrai sous-marin, bon... Ça me fait flipper d'y aller. Mais quand je pense aux malades du Sida, j'ai un but. J'y vais pour eux ».

 

Prendre du plaisir

A la barre de son Multi50, plan Irens construit par Charlie Capelle - « c'est le même que le Fujicolor de Mike Birch, précise-t-il » -, Nigon va en prendre plein la " tronche " entre Plymouth et New York. Pour cette transat, il a boosté sa plateforme : « J'y ai mis 100.000 EUR ! J'y passe 20 week-ends par an à bosser dessus et je m'offre une grande course par an. Mais comme mon trimaran est vieux, je casse plus de trucs ». Et lui, quand il casse, il le paie. Cash. Donc, parfois, il lève le pied. Pour ménager sa monture. Et le cavalier aussi sans doute. « J'ai trouvé la Transat Jacques Vabre difficile. C'était du double. Alors là, en solitaire... Mais je tente de me convaincre que je vais prendre du plaisir. Je suis là uniquement pour ça ».

 

« Je vis un rêve de gamin »

Faire corps avec son trimaran et arriver de l'autre coté, cela suffira amplement à son bonheur. Il sait que les autres concurrents de sa classe sont hors de portée. Les Coville, Gabart et compagnie, n'en parlons même pas ! « Je navigue avec mes idoles. Je vis un rêve de gamin ». Un gamin hyperactif qui a entraîné sa famille dans son sillage. Sa femme, Fabienne, le suit à 200 %. Ses deux enfants aussi. A la barre du trimaran au ruban rouge, Erik Nigon avale des milles pour la bonne cause : 1 EUR reversé à chaque mille parcouru. Il avale des milles sans se prendre pour ce qu'il n'est pas, un skipper professionnel. « Je n'ai pas les compétences pour mener une machine de guerre. Je suis heureux comme je suis ».


http://www.letelegramme.fr/voile/erik-nigon-amateur-au-grand-coeur-30-04-2016-11050585.php

 

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